• 3h10 pour Yuma (1957) - Delmer Daves

     

    Conduits par Ben Wade, des hors-la-loi attaquent une diligence. Le conducteur est tué. Le fermier Dan Evans et ses deux fils ont assisté à la scène. Wade se rend ensuite dans la ville voisine, accompagné de ses complices. Dan, qui s'y trouve également, le fait arrêter. Pour gagner 200 dollars, il accepte de surveiller le malfrat. Installés à l'hôtel, Dan et son prisonnier attendent le train de 3h10 pour Yuma...

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     " Je tiens 3h10 pour Yuma pour mon meilleur western : j'ai essayé de créer un nouveau style dans la manière de raconter une histoire et j'y suis parvenu, du moins je le pense " disait Delmer Daves lors d'un entretien en 1960.

    Un duel entre un fermier qui devra déjouer les ruses physiques et psychologique du hors la loi et trouver une obligation morale à sa mission et résister eux tentations du bandits. Ce même bandit, homme extrêmement intelligent, ne cesse de chercher la faille qui lui rendrait sa liberté mais peu à peu son gardien le déduit par son incorruptibilité.

    Ce film peut nous rappeler un autre grand classique du genre " Le Train sifflera trois fois " qui nous donne également une leçon sur la droiture, l'héroïsme et l’honnêteté. 
    Les deux films possèdent d'autres points commun : titres horaires - noir et blanc - mélodie et chanson - la mise en scène - même froideur et austérité apparentes - huis-clos citadin à partie d'un certain moment jusqu'à l'arrivée du train - la tension du final. Deux films très ressemblant mais paradoxalement opposé car l'un peut s'apparenter à un exercice de style et le second par une mise en scène ultra-perfectionniste. 

    3h10 pour Yuma (1957) - Delmer Daves

    Que dire du final étonnant ? Après avoir été ennemi durant tout le film, le bandit, contre toute attente, sauve le vie du fermier en acceptant de se laisser emprisonner. 
    Y a pas à dire, la nature humaine montre quelques fois son bon côté. Les deux hommes ont appris à s'apprécier et ne pas se juger. Une fois son travail accompli, le fermier recevra la prime promise et mettra ainsi sa famille à l'abri du besoin. 
    Fier d'avoir accomplit cette action à l'égard du fermier, le sourire aux lèvres il dira
    " De toute façon, il me sera facile de m'évader de la prison de Yuma ". Le fermier lui rétorque que son boulot terminé, ce ne serait plus son problème. Une amitié est-elle en train de se nouer entre les deux protagonistes ? Le bandit devient de plus en plus sympathique. Nous sommes déjà prêt à lui pardonner tous ses méfaits.

    Notons au passage que c'est Glenn Ford qui devait jouer le rôle du fermier mais il insista pour se faire donner celui de Wade. Un rôle plus complexe, à la fois enjoleur, sympathique, pervers, haïssable et il excelle dans tous ces différents registres et prouve s'il en est encore besoin de le souligner qu'il est un excellent acteur. 
      

     


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